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Gères-tu ton énergie en bon père de famille ? Quel est ton profil d’investisseur ?

Updated: Oct 23, 2019

Imagine que tu es gestionnaire d'un portefeuille "énergie personnelle"... Comment gères-tu ton énergie ?

Je suis sûre que tu as dans ta vie des personnes qui te saoulent, te prennent de l’énergie, Il y a ce chef, imbuvable et stressant, au travail. Ou ce collègue qui s’arroge tous les mérites, qui écrase pour mieux se donner de la visibilité. Ou encore ce voisin qui te pourrit la vie à faire hurler sa radio dans le jardin, qui passe la tondeuse à pas d’heure ou le dimanche ou les jours fériés. Parfois, c’est (malheureusement), ta mère, ton père, ta belle-sœur ou ton beau-frère, quelqu’un de ta famille proche. Ou un ami de longue date qui passe sa vie soit à critiquer, soit à se plaindre.



S’il y a bien un truc que la grande rebelle que je suis n’a jamais eu de mal à faire, c’est faire le tri, savoir dire non à un certain nombre de choses, éviter de m’encombrer de contraintes liées aux bonnes manières ou conventions sociales. J’ai toujours été interpellée par le nombre de personnes qui redoutent les repas de famille, spécialement celui de Noël. Encore voir telle ou telle personne insupportable ! Ou bien, il n’est pas convenable de refuser le repas familial dominical. Ou de refuser une invitation chez des amis. Mon ex-mari avait coutume de dire que la chanson de Benabar « Le dîner » était mon hymne national à moi… (« On s'en fout, on n'y va pas - On n'a qu'à se cacher sous les draps - On commandera des pizzas - Toi, la télé et moi - On appelle, on s'excuse, on improvise, on trouve quelque chose - On n'a qu'à dire à tes amis - Qu'on les aime pas et puis tant pis…).


Dans cette vie de fous, au rythme de fous, j’ai toujours pensé qu’il était important de me garder du temps à moi et de me focaliser sur ce qui me faisait du bien plutôt que de me perdre dans des activités dictées par les conventions sociales.


Résultat : j’ai toujours refusé (gentiment, hein) des invitations à des barbecues, dîners et fêtes diverses, sans inventer que c’était à cause de ma grand-mère, privilégiant des activités que je trouvais ressourçantes pour moi (et ça pouvait être de dormir ou ne rien faire, si, si ! ça aussi, c’est prendre soin de soi !).

Mais moi, me diras-tu, je ne sais pas dire non. Et puis, il y a des personnes que j’aime, même si elles me prennent de l’énergie et du temps.

Oui, oui je comprends bien.


Mais imagine un peu à quoi ressemblerait ta vie si tu faisais le ménage ? Quel espace, quel temps récupérerais-tu rien que pour toi ?

Imagine que tu sois le chef d’entreprise de ta vie. Et que tu vires tout le monde aujourd’hui. Qui réembaucherais-tu demain ? Qui aurait encore sa place dans ta vie demain ? Qui représente une véritable valeur ajoutée ? Qui apporte une contribution ?


Et si tes relations était un portefeuille d’investissement ? Qui représenterait un bon investissement ? En gros quelles sont les relations rentables et celles qui ne le sont pas ?


Et à contrario : qui te prend du temps, de l’énergie ? Qui te transforme, en une visite seulement, en loque humaine juste bonne à ramasser à la petite cuillère tant tu as dépensé de l’énergie pour elle ? Qui te met tellement en rogne que tu ressasses et ressasses encore, parfois des jours durant, après avoir passé un moment avec elle ?

A quoi cette énergie pourrait-elle être dépensée pour toi ? Vers quoi tes pensées pourraient-elles être dirigées pour servir un de tes objectifs à toi ?



On ne le réalise pas. Mais un dimanche midi suivi d’une après-midi passée chez papa maman pour le repas dominical, en compagnie de grande sœur et petit frère, beau-frère et belle-sœur, etc… Dans un climat de critique, d’échauffourées à propos de politique ou d’écologie, ou encore de l’enseignement… Ce n’est pas seulement du temps perdu. Ni de l’énergie perdue, de la fatigue en rentrant. Ce sont parfois des jours à ressasser des conversations. Et surtout, c’est du temps et de l’énergie que tu ne consacres pas à toi. A te bâtir une vie plus légère. A faire des choses qui te font du bien, qui te rapprochent de ce que tu veux obtenir et qui contribuerait à plus de légèreté dans ta vie.


On gaspille un temps innommable en choses qui ne contribuent pas à nous construire une vie meilleure. Si si. Vraiment.

On se distrait exprès pour ne pas ressentir l’angoisse du vide ou l’angoisse que nous procure la perspective du chemin à parcourir pour atteindre ce que l’on désire. Alors on se rabat sur des techniques de compensation, on donne libre cours à nos compulsions. Télévision, shopping, agenda sur-chargé d’activités et d’invitations chez l’un ou l’autre, consommation, voyages, même, c’est tellement confortable, ... Sous le couvert de curiosité et d’ouverture d’esprit, on entretien le déni des problèmes et des difficultés qui nous attendent à la maison….


Jim Collins, dans son livre « Good to great” (dans lequel il rapporte une étude révélant les caractéristiques communes des grands leaders), disait que l’une des grandes qualités de ces dits leaders était la capacité à faire face aux faits - même si le constat est violent - et d’agir en fonction.

Alors je te repose la question : si tu devais virer tout ton entourage aujourd’hui, qui réembaucherais-tu demain ? Si tes relations étaient un investissement financier, qui garderais-tu ?

Ok, ça fait (un peu ou beaucoup) peur. Parce que tu n’es pas certain(e) de vouloir rayer ton conjoint ou ta conjointe de ta vie. Qu’il n’est pas évident de mettre de la distance avec ta mère, ton père, ta sœur ou ton frère.


Voici une autre question : souhaites-tu te réveiller dans 2O, 30 ou 40 ans (même 5 ou 10 d'ailleurs) avec la même vie que celle d’aujourd’hui, avec les mêmes personnes autour de toi ?

Quand j’ai dû prendre la difficile décision de quitter mon premier mari, je me suis posé cette question. J’avais 28 ans. Un matin, je me suis éveillée, un peu groggy d’une grosse dispute la veille. Et je me suis dit « ok, Virginie, tu as 28 ans. A considérer que tu meures à 68 ans, ce qui en soit n’est déjà pas vraiment vieux, cela revient à dire que tu as encore 40 ans à vivre avec cette personne. Est-ce ce que tu veux ? ». La réponse a été un non catégorique. C’était hors de question. Inenvisageable. J’ai d’ailleurs fait mon sac ce matin là et suis partie.


La question des 20 – 30 – 40 est vraiment très intéressante, je trouve. Ai-je envie de me laisser polluer par telle personne ou telle situation encore 20 ans ? Oui / Non. Ai-je envie d’être tous les étés avec les mêmes personnes en vacances ? oui / Non. Ai-je envie de continuer à faire ce job pendant encore 20 ans ? Oui / Non.

Qui pourrais-je bien choisir de réembaucher ? Toute personne qui représente une contribution à mon existence. Qui constitue un investissement judicieux ?


Bon, je ne dis pas qu’il faut jeter tout le monde en un coup de cuillère à pot : hop ! aurevoir, merci beaucoup. Non.



Déjà, tu peux dire non. Non au repas chez papa maman tous les dimanches par exemple. Non à l’événement sacré à telle date. Non au weekend avec tout le clan. Non au barbecue des Dupont, c’est vrai, tu as un agenda tellement rempli que tu ne te souviens même pas la dernière fois où tu as pris le temps de zoner en pyjama quelques heures le matin.



Passe en revue les gens qui font partie de ta vie. Et pose-toi la question : en font-ils partie par habitude ? Par conventions sociales ? Par sens du devoir, de la loyauté, de la fidélité ou que sais-je ? Ou sont-ils de véritables contributions ?


Te sens tu fatigué(e), déprimé(e), en colère après avoir passé un moment avec eux ? Ou au contraire, plein(e) d’idées, joyeux (se), souriant(e) ?

Mais alors, me diras-tu, ne t’es-tu pas retrouvée un peu (beaucoup) seule ? Parce qu’objectivement, la vie n’est pas parfaite, les gens ne sont pas parfaits et il faut faire des concessions. Tout le monde n’est pas à jeter. Si on est trop exigeant, on fait le vide.


Concessions, oui, mais jusqu’à quel point ? En tous cas, moi, j’ai supprimé les relations qui me prennent de l’énergie et qui m’empêchent de consacrer du temps à me créer une vie qui soit plus équilibrée, plus douce et plus sereine.


Et est-ce que je me suis retrouvée un peu beaucoup seule ? Pas vraiment. Et si, à la fois.

D’abord, cela m’a permis de conserver dans mon entourage des personnes qui comptent vraiment, avec qui je partage des vrais moments de complicité et d’amitié. Et puis, oui, je jouis de moments de solitude, en effet, et cette solitude est salutaire. Ressourçante. Elle me permet de recharger mes batteries.


Toi aussi, tu pourrais y gagner à apprendre à être un peu plus souvent avec ton « soi-même ».


Ensuite, ça m’a permis de dégager du temps pour moi. Et quand je parle de prendre du temps pour moi, je ne parle pas que des plages horaires dans mon agenda, comme ça, dans l’absolu. Non. J’ai carrément aménagé mon calendrier de façon à avoir moins de choses : moins d’obligations sociales, par exemple. Et j’ai identifié quelles activités (sociales, sportives, artistiques, loisirs, …) me font du bien et celles qui ne m’apportent pas vraiment.

Ça m’a permis de dégager du temps que je peux consacrer à me construire une vie, un avenir plus joyeux, plus gai, davantage en ligne avec mes aspirations. Une vie et un avenir que je construis jour après jour, en posant des actes concrets, aussi petits soient-ils, et qui me mèneront vers plus d’équilibre et plus de grâce.


Gandhi a dit « sois le changement que tu veux voir dans le monde ». Ça parait tellement abstrait, dit comme ça. Mais en fait, quelle justesse !


Je trouve que l’éducation que nous avons reçue et nos parents et grands-parents avant nous, nous a conditionné à penser que nous subissons le monde extérieur et ses conditions, que nous n’avons pas prise sur quoi que ce soit, et que c’est « en dehors » que ça doit changer pour que notre vie change. Et cela crée des petits être humains qui attendent patiemment tout un tas de conditions favorables « pour pouvoir faire ça ». «Quand j’aurai ceci, ou quand je serai ça, je pourrai… ». Le monde dit civilisé est rempli d’oisillons qui piaillent dans un nid, le bec ouvert, en attendant que « ça » leur tombe tout cuit dans le bec.


Je me suis longtemps demandé comment il se fait que tellement de personnes sont insatisfaites de leur vie, en sont conscientes, mais renoncent. Parce que "la vie, c’est pas un conte de fées", par exemple. Ok, ça ne l’est pas. Mais ça n’a pas non plus besoin d’être une antichambre de la mort. Une espèce de couloir infini où chacun attend la mort, avec angoisse – parce que hein, ça fiche les jetons quand-même, cette date butoir de la mort qui s’en vient, un couloir où on attend en faisant passer l’angoisse via des comportements de compensation : consommation, addictions – aux drogues, au tabac, à l’alcool, mais aussi aux activités, au sport, à tout ce qui fait qu’on est agités et que du coup, on ne pense pas à l’endroit où on se trouve.


A force d’éviter de regarder vers où nous nous dirigeons, tout en focalisant justement sur vers où nous nous dirigeons, nous nous angoissons. Et nous sommes tellement occupés à compenser, que nous ne voyons pas que le but de la vie, c’est quand même d’en faire quelque chose de chouette. La vie, ce n’est pas attendre la mort. La vie, c’est faire des expériences, créer, surtout, et puis, oui, un jour, survient la mort.


La vie, c’est prendre le temps d’ouvrir toutes ces portes qui jalonnent ce couloir et d’aller explorer chaque univers qui est derrière.

Sauf que personne ne nous a appris, ça. A ouvrir les portes. On ne sait jamais, peut-être qu’il y a un conte de fées derrière. Or la vie c’est sérieux, regarde, il y a la mort au bout ….

Pffff.

Du coup, après avoir été encouragé (à peu près jusque l’âge de deux ans) dans toutes tes explorations, on t’a enseigné scrupuleusement à ne rien créer et surtout, à te couper de ton élan de vie, de ton élan vers la découverte du monde, de ses possibilités, à la découverte de la création d’une vie en ligne avec tes aspirations, à ce que tu souhaitais expérimenter.

La vie, c’est sérieux, voyons.




Ce qu’on a fait avec toi, c’est qu’une fois que l’oisillon que tu étais eut suffisamment grandi pour apprendre à voler, on t’a fait croire que non, voler, ce n’est pas une bonne idée, ça donne le vertige, c’est trop présomptueux, c’est dangereux, il y a des rafales de vent, des plus gros oiseaux, des prédateurs, des dangers innombrables. Qu’il vaut mieux rester à la à attendre que la vie passe, et ouvrir le bec en espérant que ce dont tu rêves malgré tout, tombe comme par enchantement depuis le ciel.


Et pendant qu’on bridait ton élan de vie, ta créativité, ton enthousiasme, ta joie, tu as développé un tas de stratégies pour survivre à la frustration qui grandissait en toi. Et tout ça a créé en toi des blessures, des blessures que tu aimerais que ton conjoint ou ta conjointe soigne, mais que souvent il ou elle réactive, des blessures réactivées sans cesse par ton entourage, par ton boulot… Et ça fait grandir ton mal-être. Et ça s’ajoute à l’angoisse de la mort. Et tu développes des mécanismes de compensation. Tu consommes. Tu te surcharges de travail ou d’activités. Tu évites de te retrouver avec ton soi-même, celui qui se souvient, lui, de comment tu rêvais quand tu étais petit. Et qui sait, lui, vers quoi tu pourrais aller pour te sentir plus léger, plus vivant, authentiquement vivant.


Alors quoi ? Alors, il est l’heure de faire le ménage. Tu n’es pas obligé.e. de t’attaquer à toutes les pièces de ta maison en une fois, de faire le grand nettoyage à fond d’un coup.


Tu peux faire des expériences. C’est comme si tu devais faire un réglage. Quand un guitariste accorde sa guitare, ou quand un ingénieur ajuste les vannes pour maîtriser la pression, quand un artiste peintre dilue un peu plus ou un peu moins la peinture, quand un cuisinier ajuste l’assaisonnement. Le jardinier, lui, va tailler trop, laisser repousser, déplacer telle plante plus au soleil, l’autre plus à l’ombre, associer les plantes qui s’aident à grandir.


Tu saisis le concept ?


Par où commencer ? Et bien d’abord, par les situations qui te semblent « trop ».

- Trop d’heures au travail

- Trop de temps avec machin ou truc

- Trop d’invitations ou de réceptions

- Trop de temps passé à aider (sauver ?) un membre de la famille ou un.e. ami.e.

Faire le tri dans son entourage et dans ses activités, c’est déjà un fameux bon premier pas.


Ensuite, tu poursuis avec les situations qui te semblent « pas assez » :

- Pas assez de temps pour toi

- Pas assez de temps avec ton/ta conjoint.e.

- Pas assez de temps avec tes enfants

- Pas assez de temps pour manger ou faire du sport

- Pas assez de temps pour ta vie sociale

- Pas assez de temps pour manger à midi

- …

Va aussi visiter ta boite à souvenirs et recherche les choses que tu aimais faire, qui t’attiraient, qui t’intéressaient. Pour certains, c’est plus facile que d’autres. Mais c’est faisable.

Par exemple. Je me plaignais à ma psy du moment, alors que mon ainée avait quelques mois à peine, de ne jamais penser à moi, d’être juste au service de mon enfant et de mon mari, mais que moi, je pouvais oublier. Pffftttt ! Rayée de la liste. En vrai, la première fois où j'avais pu manger assise à mon aise, c’était à la cure « maman/bébé » aux Thermes de Spa en Belgique, ma fille avait 5 mois ! (Et, oui-oui, bien entendu, parce que je l’avais bien voulu toussa toussa). Bref. Et elle (ma psy) me répond : « de quoi avez-vous besoin, Virginie ? ». Et bien. Au-cune-i-dée. Vraiment. Je me suis retrouvée mâchoire ouverte, bras ballants, ignorant de quoi j’avais besoin. J’ai juste bafouillé un truc à propos d’un bain chaud, avec de la musique des bougies et un verre de chardonnay… Elle m’a donné cela comme « devoir ». Et tu sais quoi ? Je me suis ennuyée comme un rat mort, dans mon bain, à la lumière des bougies avec mon verre de vin que j’avais du mal à boire tant la position dans le bain ne prêtait pas à se genre de performance ergonomico-physique :D et j’avais une de ces envies de bouger …



En fait, ce qui me convient, ce dont j’ai besoin, entre autres, c’est de bouger mon corps.

Petite, je jouais au foot avec les garçons, j’allais construire des cabanes dans les bois (et comme dans la guerre des boutons, on attaquait la cabane des autres :D ), j’allais faire des tours à vélo pendant des heures… Alors, je me suis ménagé du temps pour aller me balader dans la nature, ne fût-ce qu’une demi-heure. Et j’aime ça. Vraiment. Je bouge mon corps, j’évacue mon stress, je me vide la tête de mes soucis, puis, tout à coup, je deviens super créative, je deviens optimiste car je me crée un film à propos de ma vie rêvée… Et j’aime cette quiétude, cette sorte de force que la nature transmet. Cette sensation que toute cela me préexistait et me subsistera. Ça me donne plein d’énergie. Et ça m’apaise vraiment beaucoup.


C’était une bien petite chose. Mais une grande chose à la fois. Car je l’ai mis en place à ce moment là et n’ai jamais plus cessé de le faire. C’est devenu une pratique régulière et nécessaire à mon équilibre. Ça a été le berceau d’une quantité incroyable d’idées que j’ai eues.

Et surtout, c’était le début d’une redécouverte de mon « soi-même ». Je me suis reconnectée à la vibration d’être dans ce que j’aime intrinsèquement, et cela m’a permis de modéliser le ressenti et de l’identifier dans d’autres contextes. Et de pouvoir multiplier les occasions de ressentir cela.

J’ai cessé d’accepter tout ce qui me prenait de l’énergie plutôt que de m’en donner : les relations amicales, les activités, j’ai dit non, aussi. Et j’ai favorisé ce qui me mettait en joie, qui m’amusait, me permettait de me développer ou de créer.

La vie, c’est un champ d’expériences à faire, et tant qu’à faire, dans la joie, la légèreté, la gaité …
… non ?

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