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Jour #4 de confinement : Ça ne s’arrange pas pour mes ados.





Ça ne s’arrange pas pour mes ados. Ce soir, ils se sont carrément tapés dessus ! Une sombre histoire de musique débile trop forte que Fille aînée ne supportait pas et que Fils Cadet prenait un malin plaisir à écouter toutes portes ouvertes et volume à fond.



Je me marre. Et je suis coach. Tout le temps, en fait, en ce moment. Sauf quand je dors.

Je suis coach durant la journée de travail et je suis maman-coach ensuite. On a connu «Manager-Coach », là, c’est la grande émergence des « Mamans-Coaches » ou des «Papas-Coaches ».


Je t’assure, je trouve cette situation de confinement absolument captivante. J’ai le sentiment d’être dans un labo, à observer les comportements.

A la fois de mes ados et de mon entourage, familial ou proche, mais aussi des personnes que je connais et avec qui je suis en lien dans le cadre de mon travail, ou bien, de tous ceux qui font partie de mes réseaux et dont je vois les posts passer.


Il y a ceux qui sont « juste » passés du bureau en entreprise au bureau à la maison et qui poursuivent leur travail, version télé-travail, en attendant la fin du confinement. Il y a ceux qui ne peuvent pas télétravailler et qui s’occupent. Ceux qui se posent mille questions à propos de l’avenir. Ou mille questions sur les leçons à tirer de tout cela…


J’ai le sentiment que le monde est clivé en deux. Ceux qui attendent de pouvoir reprendre leur vie « comme avant ». Ou du moins, qui l’espèrent et à mon humble avis, c’est compromis dans la mesure où ce confinement va engendrer une crise économique sans précédent.


Et il y a ceux qui ont le sentiment qu’il y a une leçon à tirer : nous devons changer notre façon de vivre. Au-delà d’une nécessité de moins polluer, par exemple, il y a :



Ralentir. Se recentrer sur l’essentiel. Vraiment

(Et pas seulement, ralentir un peu tout en continuant les samedis shopping, la consommation à gogo, les agendas blindés d’activités sociales).


Changer nos comportements, passer plus de temps en présence (et pas seulement dans la même pièce) avec nos enfants, les personnes qui comptent. Se contenter de moins. Arrêter de fuir le vide qui habite la plupart. Faire face à ses blessures, à ses peurs, pour les apprivoiser et ensuite, trouver une paix intérieure que nul matériel ne pourra jamais apporter.


C’est quand même interpellant, je trouve, d’avoir entendu tant de clients en coaching, me dire qu’ils en avaient assez de courir partout, d’avoir la tête dans le guidon, de n’avoir jamais de temps pour eux et qu’aujourd’hui, tout le monde soit obligé de ralentir… Je sais, ça peut paraître « fumé de la moquette ». N’empêche, je trouve la coïncidence interpellante.


Nous avons donc tous l’opportunité de ralentir. Et de nous réinventer !

Cela dit, il me semble judicieux de faire les choses par étapes et en finesse. Parce qu’il ne s’agit pas de tout plaquer, tout envoyer valdinguer. Nous avons un boulot. Nous avons tous besoin de mettre le pain sur la table.


Ce n’est pas tant le « quoi » mais le « comment » sur lequel nous avons aujourd’hui l’occasion d’agir.

Quoi ? Il est possible de travailler de chez soi, d’être efficace et de gagner en sérénité, tout en assurant la pérennité de l’activité de l’entreprise ? Ben oui. Carrément même ! Exit le micro-management. Exit le mérite lié au nombre d’heures prestées au bureau.


Aujourd’hui, il nous est possible de créer un nouveau modèle bien plus respectueux de nos besoins. Et en respectant nos besoins au quotidien, nous n’aurons plus besoin, justement, de compenser…


Ralentissez les Zamis. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est en se posant que le cerveau se libère et que la créativité émerge !

Soyez audacieux. Force de proposition. Autorisez-vous les essais-erreurs, c’est comme ça que la nature fonctionne, que le monde entier fonctionne. Et si vous tombez : relevez-vous, changez de stratégie et repartez de plus belle !


Tout ça est un processus. Pas un changement du jour au lendemain, comme on devient une star juste en participant à The Voice (en tous cas, ce qu’on donne à voir aux spectateurs). Non. Un processus. Et un processus ça prend du temps. Ça ne se fera pas du jour au lendemain et chacun devra se montrer tenace et résiliant. Il sera judicieux d’être dans l’observation, d’ajuster ses voiles au fur et à mesure. Et si en définitive, le vent nous porte là où on ne pensait pas aller, peut-être cette destination est-elle plus appropriée que celle qu’on croyait devoir atteindre ?


Le processus a commencé. Confinés à la maison, avec nos enfants, nous devons déjà réapprendre à vivre les uns avec les autres toute la journée. Ce qui n’arrivait que le weekend ou en vacances. Avouons-le. Dans l’impossibilité de sortir, nous sommes privés de tout ce qui nous donnait l’occasion de nous soustraire à nos peurs et nos blessures : activités extérieures, shopping, consommation, voire consomm’action. Là, nous sommes face à nous-mêmes.


C’est le moment d’observer ces tentations de compenser. Comme durant mon jeûne où j’ai réalisé à la fois, à quel point mon corps n’avait pas besoin de tant de nourriture que ça et à la fois à quel point j’utilisais la nourriture pour compenser ma frustration, mes peurs, mon anxiété.


Tout ce que vous allez vivre durant ce confinement est source d’information quant à ce que vous pouvez changer.

Et c’est entre autres pour ça qu’en début d’article, je disais « mes ados se tapent dessus, et je me marre ».


Je me « marre » parce que ça m’amuse, ce challenge d’aller chercher ce qui est en train de se jouer dans leurs interactions. Et aussi, parce que je trouve vibrant de pouvoir agir en leur suggérant, non pas d’aller chercher le pourquoi du comment, qui a commencé toussa toussa mais plutôt, que se passe-t-il pour toi ? Pour l’autre ? Et quelle créativité peux-tu être, toi Fille Ainée et toi, Fils Cadet, pour ajuster tes voiles et naviguer autrement avec plus d’aisance ? Et si on envisage toutes les facettes, toutes les idées de solutions, que pourrait-on mettre en place pour un mieux vivre ensemble ?


Et c’est là que l’un déclare « Ma grande sœur me manque, depuis qu’elle est grande je ne compte plus, elle n’en a que pour ses potes ». Et que souhaites-tu ? «On pourrait faire une activité ensemble ». Du coup, ils vont aller faire un jogging matinal autour du lac durant le confinement.






Je me marre parce que ça m’amuse de couper les écrans et de les tirer par la peau du dos pour participer à un brain storming « idées folles de choses à faire durant le confinement » et que finalement, au bout d’à peine 5 minutes, les éclats de rires fusent et que les idées vraiment chouettes émergent.





J’ai décidé de déguster ce confinement. De le siroter comme je peux siroter un bon Mojito à la terrasse d’un café en ville en plein été, à regarder les gens passer et observer. Je vais observer. Observer ce qui se passe, ce qui se joue autour de moi, ce qui se joue en moi. Je vais ajuster mes voiles et profiter du vent sur mon visage. Je vais traverser les zones de turbulence en tirant tous les enseignements possible, tout en profitant de ce qui se présentera.


Il a été observé que le cerveau met 21 jours à « imprimer » une nouvelle information, qu’il faut donc 21 jours pour ancrer un nouveau comportement.


Nous avons … 5 semaines ?


Quel terrain d’expérimentation mes zamis !!!!


Et Vous, comment ça se passe pour vous ????