Jour# 14 POST JEÛNE TENIR BON TENIR BON TENIR BON TENIR BON TENIR BON …


Petit retour d’expérience à propos de la reprise alimentaire et des nouveaux comportements à maintenir.


D’abord, j’avoue, j’ai eu peur de reprendre l’alimentation. D’une part, parce que je me sentais vraiment bien, une fois le plus dur passé (les 3 premiers jours), ensuite, car les prises de consciences concernant mon rapport à l’alimentation me faisaient craindre de redevenir la proie de mes vieux démons.


Et puis, j’ai eu également peur de tomber dans l’excès inverse. Je me serais bien passé de nourriture plus longtemps. Et il me semblait (me semble toujours d’ailleurs) qu’il doit être aisé de passer d’un travers à un autre. Et, bien que je trouve que j’ai trop de formes, je n’avais pas envie de me retrouver trop maigre.


Du coup, reprise de l’alimentation avec beaucoup de réserves et de prudence, par des légumes, pour éviter les pics d’insuline et les appels de sucre en reprenant par des fruits. Je suis même allée à un anniversaire où j’ai regardé mes potes manger de la tartiflette pendant que je mangeais la salade qui l’accompagnait 😊


Domi m’avait dit que j’allais trouver que les aliments ont plus de goût, après le jeûne. Je l’avais cru sur parole, sans trop pouvoir me le représenter. Et bien c’est chose faite. C’est vrai. Je n’ai plus besoin de l’assaisonnement dont j’avais besoin avant. Et je savoure vraiment les légumes. J’en ai toujours mangé, mais plus par « devoir » que par goût. Aujourd’hui, ça me goûte plutôt bien.


Je n’ai réintroduit les légumineuses et les protéines que début de la semaine suivante. Et je suis entrée dans une phase de lutte intérieure quasi permanente depuis.


J’ai eu ENVIE DE MANGER LES ZAMIS … Vous n’imaginez pas… Alors que je n’avais PAS FAIM…

Il a fallu que je reste attentive à bien différencier les sensations de faim et les envies de manger.


Les prises de consciences concernant :

1. Le conditionnement qui consistait à manger parce que c’est l’heure habituelle du repas VS la réelle faim.

2. Les croyances que j’avais auparavant concernant la quantité qu’il fallait manger, alors que mon corps n’a vraiment pas besoin de grand-chose, en fait

3. La tendance à avoir envie de faire une pause « comfort food » (nourriture réconfort) lorsque je me sentais frustrée / ennuyée / énervée / fatiguée

étaient encore valables -et même plus prégnantes encore – durant ces journées.


J’écoute mon corps, si je puis m’exprimer ainsi. Je tâtonne, j’avoue.


Ça me perturbe, d’avoir l’impulsion de manger (sans faim), juste parce que c’est l’heure.

Je me suis retrouvée également en lutte pour ne pas manger plus que ma faim, la gourmandise refaisant son apparition. Ou même la représentation qu’il faut une certaine quantité, en dessous de laquelle ça parait peu raisonnable d’aller. Alors que, encore une fois, mon corps n’a pas besoin de tout ça.


Mais je tiens bon. J’évite de me juger, aussi. Lorsque que j’ai trop mangé, je le sens bien, mon estomac « rouspète » un peu. J’ai comme qui dirait la peau du ventre bien tendue. Au lieu de me culpabiliser, je me promets d’être plus attentive à l’avenir. Et je continue à tâtonner et tenir bon.


Je n’ai repris ni le sucre, ni les sucreries bien entendu, ni les féculents sauf exception. Je continue un jeûne alternatif 16H/8H que j’avais entrepris depuis début décembre et ça me va. Et hier, j’ai tenté une journée de jeûne jusque ce matin midi. Et ça, j’ai bien apprécié. En vrai, pour le moment, il m’est plus facile de ne pas manger du tout que de me surveiller.


J’ai trouvé, dans la démarche de jeûne, un outil assez formidable pour révéler quels sont mes moments de contraction émotionnelle, à propos de quels sujets et surtout, une occasion d’y faire face autrement qu’en camouflant au travers de l’apaisement procuré par la nourriture.


Du coup, je me retrouve face à moi-même, à tenter des stratégies, activer ma créativité, sortir de ma zone de confort en me mettant en action là où j’avais tendance à louvoyer, éviter, me figer.


Imagine toi : à chaque envie de manger, ne pas manger, et faire face. Je t’assure, ça fait un paquet de défis à la journée.

En tant que coach, je suis bluffée par l’efficacité de la démarche de jeûne pour favoriser les prises de consciences quant à ce qui ne tourne pas rond dans ma vie. Je connais un tas d’outils de coaching qui permettent la même chose, mais en ce qui me concerne en tous cas, rien n’a été aussi percutant que le jeûne.


Pour ceux qui aiment les défis, surtout ceux qui aiment se dépasser, à l’instar des challenges sportifs, je trouve que la démarche vaut vraiment le détour pour tester son mental. A la fois, sa capacité à tenir bon et l’opportunité d’observer ce mental, justement, ainsi que toutes les histoires qu’il « raconte ». Parce que ça met en lumière un tas de croyances qu’on a à propos de l’alimentation : la fréquence, le contenu des repas, la quantité, la capacité ou plutôt l’incapacité supposée qu’aurait notre corps à se contenter de beaucoup moins. Et puis … la nourriture sociale les Zamis ! Ouah !


En gros, t’es pas fun si tu manges pas. Tu n’es pas un vrai ami si tu ne partages pas le moment sympa en mangeant. T’es encore moins fun si tu ne bois pas de l’alcool avec tout ça.


Et pourtant. Une autre dimension mise en lumière par mon jeûne : l’importance de bien prendre soin de son corps.


Ça me rappelle quand mes grands-mères me souhaitaient une bonne année ET « une bonne santé, hein dis ! ». ça me faisait bien rigoler.


Je n’arrivais pas à comprendre. Et donc, l’adage « mens sana in corpore sano », j’ai toujours bien compris, cognitivement. Mais là, je dois dire qu’avec le jeûne – et l’âge, que je sois parfaitement franche- je l’intègre, la compréhension de cet adage. Comme je trouve important de bien prendre soin de mon corps. Pas seulement pour le côté esthétique ( et je ne vais pas rentrer dans les considérations concernant le conditionnement à la minceur et aux courbes parfaites induites par notre société contemporaine), mais surtout pour être en santé le plus longtemps possible, capable de continuer à vivre pleinement, sans être handicapée par une maladie ou un problème quelconque réduisant la mobilité.


Moi, j’ai encore envie d’être active looooongtemps. Aussi longtemps que possible. ET je vais tout faire pour. Quand on est plus jeune, c’est vrai qu’on a tendance à se dire qu’on a bien le temps. ET bien non. En fait, plus vite on s’y met, plus on prend soin de son corps, mieux il se porte et plus longtemps il se porte bien. ET non, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.


En tous cas, une chose est sûre : je remets ça l’an prochain, en version retraite cette fois.


Et je suis déjà en quête d’une nouvelle expérience inédite à entreprendre… Parce que tenter des choses inédites, ça crée des opportunités de grandir, d’évoluer, et que j’aime ça 😊


Et toi, quel va être ton défi de dépassement ???

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