J#44 de confinement : Je n'ai pas envie de déconfiner, et toi ?

Je n’ai pas envie de déconfiner ….


Aujourd’hui, j’ai regardé une mini vidéo d’une copine, qui, depuis sa promenade et la quiétude des bois, partageait qu’elle avait entendu le matin, le bruit des voitures… Que ça lui avait fait penser à la reprise « d’après confinement » et qu’elle n’avait pas envie de déconfiner.


Et bien moi non plus.


Entendons-nous bien. J’ai bien conscience de l’impact économique, des situations affreuses dans lesquelles nombre de personnes se trouvent, leur entreprise étant au bord de la faillite ou ayant fait faillite. Des emplois qui seront perdus. De l’angoisse que cela suscite. D’autant que je suis moi-même indépendante. Je sais.


Pourtant. Pourtant j’aspirais depuis si longtemps au ralentissement. J’assistais, impuissante, à la course folle du monde après…, après quoi finalement ? C’est vrai, ça, après quoi ? J’avais en face de moi, un nombre croissant de clients de coaching épuisés, à bout de forces parfois, de nerfs aussi, qui déclaraient qu’ils n’en pouvaient plus du rythme, du manque de temps, de n’avoir pas de temps pour eux-mêmes, de ne pas voir le temps passer, ni leurs enfants grandir, que leur couple volait en éclat.


Alors, le confinement, aussi angoissantes fussent ses conséquences, je l’ai vécu avec un sentiment partagé de soulagement et d’anxiété. Mais j’avoue, de soulagement principalement.


ENFIN ! Me suis-je dit.


Enfin ! Cet arrêt forcé va permettre une grosse prise de conscience. Et c’est vrai que j’ai lu quantité d’articles, de posts, de partages de nombreuses personnes saluant l’opportunité du retour à soi, à l’essentiel. Je me suis dit qu’il y avait de l’espoir que ceux qui courraient sans savoir où ni pourquoi, en s’arrêtant, verraient l’absurdité de cette course folle et, obligés de stopper, se mettraient forcément à se poser des questions.


Sauf que… pas si sûre finalement.


Le monde, déjà clivé, entre ceux qui courraient et aimaient ça, ceux qui courraient sans se rendre compte qu’ils n’aimaient pas ça, ceux qui courraient et n’aimaient pas ça mais ne voyait pas quoi faire d’autre, ceux qui ne voulaient pas courir mais ne trouvaient pas leur place dans cette course et enfin ceux qui ne courraient pas et avaient trouvé leur place – à part, ce monde déjà clivé, restera avec des clivages. D’un côté, ceux qui veulent la reprise au plus vite, dans les mêmes conditions qu’avant (ou presque), de l’autre, ceux qui avaient déjà conscience et ceux qui ont pris conscience durant cette période du confinement et qui veulent autre chose.


Et je crains.


Je crains que les forces des lois du marché ne prennent le dessus et, ayant endossé un masque de semblant de préoccupation à propos des enjeux climatiques et sociaux, emballent leur m… dans du papier cadeau (pardonnez ma familiarité) et qu’on reparte pour un tour.


Quelqu’un va agiter un floquet au-dessus du carrousel et promettre aux humains que celui qui l’attrapera atteindra le St Graal. Et nombreux seront ceux qui vont se remettre à courir.

Et en même temps, à la fois éternelle optimiste et résolument déterminée à ne pas me laisser avaler par la noirceur, le découragement ou le fatalisme, je suis intimement convaincue que notre avenir nous appartient et que nous pouvons le changer !


Il nous appartient de le changer, même !

Depuis toujours, j’ai questionné le système. Née à cheval entre la génération X et Y, je ne trouvais pas ma place dans un monde où il fallait être un bon executant-suiveur-de-consignes-qui-attend-sa-promotion-sagement, en quête du salaire en fin de mois. D’autant que ces promotions dépendaient davantage de copinages que de mérite ou de bonnes idées. L’innovation, personne n’en voulait, sauf dans le département R&D. Et ne parlons même pas de l’équilibre vie privée/vie professionnelle.


Puis sont arrivés les « Y ». Et là, eux, ils ont refusé le système en place. Et ils ont montré qu’ils ne resteraient pas sagement à attendre une promotion tout en exécutant des tâches sans en connaître la finalité, sans vision, pas plus qu’ils ne sacrifieraient leur vie privée sur l’autel de leur carrière. Et là, tout à coup, les entreprises se mettent à changer un tas de choses, pour attirer et retenir toute cette main d’œuvre …


Comme quoi, quand il y a un nombre minimum de personnes bien décidées à refuser ce qui est, ça marche.

Les travaux du Dr Clare Graves, auteur de la Spirale Dynamique, montrent que tout changement de paradigme se produit quand l’humanité est OBLIGEE de changer et que le modele en place en est arrivé au bout du bout. Il faut qu’elle soit au pied du mur pour que l’humanité se résolve au changement.


Avec un peu de chances, nous sommes en train de vivre un tel changement de paradigme.


Nous avons aujourd’hui un choix à faire. Un ENORME choix. Celui de faire autrement


Non. Pardon. Celui d’ETRE autrement.


Laissons tomber FAIRE et AVOIR ! Choisissons d’ETRE.


Et être, c’est ce que tu es, ce que nous sommes, dans notre confinement, à ne savoir que FAIRE, nous apprenons à ETRE.


Et, une fois n’est pas coutume, alors que je réponds toujours à mes clients qu’il n’y a pas de formule magique, que c’est un cheminement à tâtons, ici, il y en a une !!! Même si son application demandera quand même de tâtonner …


La formule ? « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » + GBS (Gros Bon Sens) + Effet Papillon (les petites actions …)

Ça commencera par nous, ça passera par nous. Par soi. Par toi, par moi.

Et non, il ne s’agit pas de faire table rase de tout et de faire du vélo pour produire de l’électricité verte chez soi.


Faisons preuve de bon sens : Les solutions, nous les connaissons. La loi du marché nous offre un levier ! Arrêtons d’acheter tout et n’importe quoi en pensant que ça nous apporte le bonheur, il est évident que ça n’est pas le cas. Recentrons-nous sur ce qui est nécessaire et indispensable. Organisons notre vie de telle manière à ralentir et nous contenter de moins. Soyons exigeants en demandant des produits, des solutions, des innovations respectueuses de l’équilibre de l’écosysteme, nous n’avons qu’une planète, nous le savons. Encourageons la collaboration, la solidarité. Donnons du sens à nos vies en choisissant des métiers qui en ont, du sens, qui contribuent au bien collectif, qui viennent en aide, qui soutiennent.


Commençons par de petites choses : Ralentissons le rythme. Faisons plus de télétravail, moins de trajets. Passons du paradigme-salaire horaire au salaire-objectif, et le temps ainsi récupéré, prenons le avec nos enfants, pour les accompagner dans leur apprentissage de la vie, celui de la bienveillance, de l’apprentissage dans la joie et non plus dans la contrainte et la coercition. Idriss Aberkane fait remarquer dans son livre «Libérez votre cerveau » que tout le règne animalier (dont nous faisons partie) apprend par le jeu. Maria Montessori l’a compris.


Prenons le temps pour nous poser, prendre soin de nous, de notre santé, de notre corps, en l’alimentant correctement (et ce faisant, en cuisinant en famille, encore un moyen de prendre le temps avec les siens 😉 ), en faisant du sport. Privilégions le contact avec le Vivant : la nature, les arbres… Aller marcher est un superbe moyen de déstresser, de se mettre en mouvement, de trier ses pensées, de s’apaiser. Et c’est bon pour la santé !


N’arrêtons pas de consommer, mais consommons mieux : soyons exigeants quant aux produits achetés (ceux qui sont produits de manière respectueuse pour notre "planète-on-n’en-a-qu’une"), le local, le saisonnier, le frais, le « pas emballé ».


Développons notre capacité à bien communiquer : écouter, exprimer, échanger en tenant compte de nos besoins et de ceux des autres (plutôt que de jouer à la devinette en faisant deviner ce qu’on veut vraiment ou en essayant de deviner ce que l’autre veut dire, avec le cortège de conflits et malentendus que cela provoque).


Remettons la créativité au centre de toute chose, plutôt que les chiffres et la productivité à tout prix. Retrouvons les sensations de satisfaction données par les choses fabriquées soi-même, le retour aux activités simples et créatives, le jeu (plein air ou de société).


Le confinement l’a montré, ça aussi : nous avons besoin de contacts. Pas de trucs machins matériels et des conditions topissimes, mais juste de passer du temps ensemble, de partager !

Et parlant de partage : redonnons à notre cœur voix au chapitre. Nous ne l’écoutons plus. A force de privilégier la tête, la raison, le « cartésien », nous avons perdu notre élan, la connexion au cœur. Laisse-toi guider par cette petite voix, cette vibration intérieure, elle est souvent le chemin le plus ajusté vers ton équilibre ….


Plantons un potager, regardons les légumes et les fruits pousser, apprenons à vivre au rythme des saisons.


Créons des activités autour du bien vivre ensemble…


En changeant notre façon d’être, par de petites choses toutes simples qui remettent notre « soi-même » au cœur de nos préoccupations, nous pourrons construire ensemble une autre réalité.


Et, si, te remettre au centre de ta vie, cultiver ton soi intérieur, c’est quelque chose que tu souhaites faire, mais que tu ne sais pas par où commencer, … Viens me voir, c’est mon cœur de métier que de t’accompagner 😉

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