Comment s’en sortir quand la rumeur court ?

Toi aussi, tu travailles dans une entreprise ou une ou plusieurs rumeurs cour.en.t ?


Tu sais, cette rumeur qui circule, dont on a bien du mal à vérifier l’authenticité, le début et la fin, les tenants et aboutissants.


La rumeur qui mine, parce qu’elle est comme une menace qui plane sur ton avenir, immédiat ou pas…


Celle avec laquelle tu te réveilles le matin, qui tournicote dans ta tête, ou qui plane, comme une valse de questions et de points d’interrogations au-dessus de ta tête, se transformant qui en nuages noirs, qui en épée de Damoclès.



La rumeur. En ces temps d’accélération du rythme de la vie, de changements constants et d’incertitudes, elle revêt l’habit de l’insécurité. Et qui dit insécurité, dit menace, en tous cas pour ton cerveau. Elle noue ton estomac, fait travailler tes intestins, t’empêche de dormir, accélère ton rythme cardiaque, te donne des maux de têtes, te vide de ton énergie. Tu es fatigué physiquement et psychiquement.

Aujourd’hui la rumeur à propos de l’avenir de l’entreprise dans laquelle tu travailles et la fois prochaine, la rumeur à ton propos.


La genèse de la rumeur


La rumeur ne naît pas de rien. Comme dirait l’autre : « Il n’y a pas de fumée sans feu ». Elle naît donc d’une information qui fuit, volontairement ou involontairement, mais toujours amputée. Du coup, « On » remplit les trous, comme « On » peut, à force d’imagination, de recoupements, d’hypothèses souvent hasardeuses.


Le Maître Responsable de cette information-qui-n-aurait-pas-du-fuir-mais-qui-a-quand-même-fuit, champion toutes catégories de l’irresponsabilité et de l’invérifiabilité : « ON ».

« On », je l’adore. Il est si pratique. Ce n’est pas moi, ce n’est pas toi, ce n’est pas lui, c’est personne et tout le monde à la fois. Il n’est responsable de rien, n’est personne. Impossible de remonter jusqu’à lui…Vraiment super pratique.


Le mot rumeur vient du latin "rumor" qui signifie "bruit vague, bruit qui court, nouvelle sans certitude garantie". La rumeur, c’est donc un bruit qui circule et qu’on répète, sans qu’on puisse en vérifier la source ni l’exactitude. Ça ne veut pourtant pas dire qu’elle est totalement fausse. Et c’est bien cela qui lui donne ce caractère si anxiogène…


Le terreau de la rumeur


Les rumeurs prennent de l’ampleur dans les entreprises, particulièrement en cas de plan social, de fusion, des moments où l’entreprise passe un cap difficile, où en périodes d’incertitude globale. Son terreau : la non-communication.


Les rumeurs ont plus de chances de se développer là où la communication du Top Management fait défaut ou est pauvre. Le terreau de la rumeur, c’est le brouillard et le manque -voire l’absence- de vision claire sur l’avenir. C’est aussi l’incertitude.


Elle est plus susceptible de se développer dans de grosses structures que dans de petites structures, même si ces dernières ne sont pas à l’abri. Plus il y a de strates dans l’organigramme, plus l’information est susceptible d’être tronquée, plus les risques sont grands. Plus l’écart entre le Top Management et les employés est grand, moins les employés connaissent vraiment leurs patrons, et moins la confiance est présente.


Par ailleurs, l’information étant encore associée au pouvoir, certains en jouent, pour se valoriser, rester « compétitifs », gravir les échelons.


Sans compter que de nos jours, bien des entreprises sont détenues par des investisseurs, dont la presse parle, ce qui favorise la divulgation d’un certain nombre d’informations quant à la stratégie, les choix et les projets d’orientation pouvant avoir un impact sur l’organisation des ressources humaines, amenant son lot d’interprétations et de conclusions sur l’avenir immédiat de ceux-ci.


Voilà. Décor planté. Tu travailles dans une société où cour.en.t une ou des rumeurs ? Toi aussi tu te sens mal, tu es préoccupé.e par ça, tu te sens vidé.e de ton énergie, à force ?


Que faire pour me protéger en cas de rumeur ? Comment m’en sortir ?



Déjà, une chose qu’il est possible de faire est de poser tout cela par écrit. Ça a l’air bête comme solution, je sais, en même temps, ça permet de regarder « la chose » ensuite et de l’évaluer. Parfois, il est étonnant de constater que « boh, ça va, c’est pas si dramatique tous comptes faits. ».




Ensuite, te demander, "Qu'est-ce qui est sous mon contrôle ? ». Sur quoi ai-je le contrôle dans l’immédiat, permet, par exemple, d’envoyer à son cerveau le signal qu’il n’y a rien à faire, par exemple, à 23 h le soir avant d’aller dormir, et qu’au contraire, puisque rien n’est sous mon contrôle à cette heure là, je peux y gagner à avoir une bonne nuit de sommeil, histoire d’avoir les idées plus claires et d’être plus opérationnel le lendemain. Et puis, « sur quoi ai-je le contrôle » par rapport à cette rumeur, c’est peut-être de prendre quelques mesures visant à me préparer à l’éventualité du changement annoncé par cette rumeur : que ce soit la rumeur d’un plan social, d’une réorganisation impactant mon équipe, le lieu de mon travail, mes habitudes etc… peu importe. S’y préparer, c’est déjà s’apaiser.


Ma sœur (psychologue) m’a déjà répété à plusieurs reprises « regarde au fond du gouffre avant d’avoir peur de sauter. Peut-être n’est-il pas aussi profond que tu l’imagines ». Cela m’a bien servi. A sa manière, elle ne faisait que me dire ce que Jim Collins dit dans son livre « Built to last » : « Face the brutal facts » est l’une des qualités des leaders d’entreprises qui réussissent et sont pérennes. La capacité à faire face à la réalité, aussi brutale qu’elle soit, est une capacité qui peut vraiment aider à garder le cap.


Bon ok, comment faire face à une menace de perte d’emploi, de mobilité interne ou de réorganisation, de perte d’un bonus ou de perte d’avantages ?


Changer de plan caméra.


Tout changement représente une menace pour ton cerveau qui préfère toujours les situations connues (donc sans danger pour ta vie puisque tu es toujours envie depuis ta naissance) aux situations inconnues (donc potentiellement dangereuses pour ta survie puisque ton cerveau n’a jamais connu de situation identique prouvant que tu resteras en vie malgré tout). Et si, pourtant, cela représentait une opportunité plutôt qu’une menace ? ? Et si c’était une opportunité, à quoi ressemblerait-elle ? Ne serait-ce pas justement le bon moment pour… te poser les bonnes questions ? Remettre de l’ordre dans ta vie et rééquilibrer tout ça ? Evoluer ? Faire de nouvelles connaissances (au travers d’une fusion par exemple).


Faire la cartographie de tes ressources


Internes : quelles sont tes compétences ? Quels sont tes talents ? A quoi es-tu doué.e ou qu’aimes-tu faire (encore mieux, tiens).

Externes : sur quoi ou sur qui peux-tu compter ?


Te conditionner ou plutôt, conditionner ton cerveau.



Bonne nouvelle ! notre cerveau est « plastique » nous pouvons l’éduquer ! Et deuxième bonne nouvelle ! La rééducation est super simple.


Elle demande juste de la discipline, de la ténacité. Ça peut vraiment être super simple et super léger à mettre en place.


Tout comme il existe des règles d’hygiène dentaire par exemple, il existe des règles de bonne hygiène pour notre cerveau.


- Fuir les discussions rumeurs. Comme on fuit les relations toxiques. Eviter les environnements et situations anxiogènes semble relever du simple bon sens. Pas la peine d’en rajouter. Focalise-toi plutôt sur les tâches qui te donnent de la satisfaction et entoure-toi de gens positifs.


- Respirer : que ce soit au travers d’exercices de cohérence cardiaque (tu peux googeliser « cohérence cardiaque » tu trouveras une myriade d’exemples. Ça prend 5 minutes pour respirer calmement, et ça fait des miracles pour la gestion de stress. Mais attention ! C’est comme les antibiotiques : inutile d’arrêter trop vite, sinon, ça n’aura servi à rien ! Il s’agit d’un traitement de fond.


- « Ne pas faire de présuppositions », un des 4 Accords Toltèques (voir le livre de Don Miguel Ruiz « Les 4 Accords Toltèques ») relève également d’une certaine hygiène de vie. La vérité, c’est qu’on ne sait pas. On ne sait pas ce qui se passe dans la tête, ni dans le cœur de l’autre. On ne sait pas ce qu’il a vécu, ce qui le conduit à avoir tel ou tel comportement. De même, en entreprise, il est impossible de tout savoir sur les projets du Top Management. Moins tu fais d’hypothèses, moins tu te fais de la bile.


- Quand tu sens l’angoisse monter, tu peux répéter « Tout est l’opposé de ce que cela parait être, rien n’est l’opposé de ce que cela parait être » (Dr, Dain Heer « sois toi et change le monde »). Je sais, ça parait aussi fort fort léger comme solution, mais je t’assure, c’est un super outil qui marche vraiment bien. Après, comme toute pratique de conscience de soi, cela ne dure pas longtemps au début, il faut le refaire souvent et tenir le coup. Mais sur la durée…


- Et enfin « Demain est un autre jour » ou bien « Un jour à la fois ». Aujourd’hui, tu es en vie, je parie que tu as une belle famille, de beaux enfants, un chouette chez toi, que tu t’apprêtes à vivre des jolies fêtes de fin d’année… Prend un jour à la fois. Rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu de toutes façons… 😊


Et si tu veux, nous pouvons en parler. T’accompagner au travers d’un coaching, à apprendre à mieux te connaitre, mieux gérer les situations anxiogènes pour plus de légèreté plus d’aisance dans ta vie, c’est mon cœur de métier, ma passion …

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